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ESPERANTO-entreprise Jeudi 14 juin 2012 avait lieu le 21ème congrès de FAPICS-CPIM de France.
Qu’est-ce que FAPICS ?
De l’association française de management des opérations de la chaîne logistique qui est, ma foi, peu connue dans les milieux que je fréquente et encore plus dans le grand public. En d’autres termes, il s’agit des gens qui oeuvrent à l’organisation de la production industrielle, le déplacement des produits bruts et finis, de manière à ce que chaque client trouve le produit qu’il désire au moment où il le désire, et ce, quel que soit le canal par lequel il a commandé. C’est un métier inconnu dans l’administration dont les processus concernent essentiellement les services.
Le congrès était l’occasion du lancement de la troisième édition du « Chainon manquant », le livre de Caroline Mondon, dans lequel l’espéranto fait son entrée. Par mes soins bien sûr.
Pourquoi donc l’espéranto dans un livre de management de la chaine logistique destiné aux PMI ?
Personne ne peut croire qu’une PMI ne trouve ses fournisseurs que sur le territoire national aujourd’hui. Elle achète forcément quelque chose en dehors des frontières, que cela soit en Allemagne pour un produit technologique ou qu’elle fasse fabriquer dans un pays à bas coût. Dans tous les cas, ses salariés entrent en contact avec des étrangers. Voici pour le besoin.
Quelles solutions s’offrent à elle ?
Maitriser toutes les langues requises, ce qui est peu probable, ou travailler en anglais, ce qui est pratique mais ne va pas de soi sur tous les marchés et pour tous les salariés. Il existe pourtant une troisième voie, celle d’une langue construite pour faciliter les échanges car elle est régulière et vite apprise. Elle a l’avantage de respecter le sentiment de réciprocité nécessaire pour bâtir des relations gagnant-gagnant. Cette langue existe et se développe depuis 125 ans. Il s’agit de l’espéranto, ma spécialité.
Encore faut-il expliquer ce qu’est l’espéranto et comment s’en servir ?
J’étais invité à la journée FAPICS en tant qu’auteur, mais que présenter ? « Le défi des langues » de Claude Piron représente bien le pourquoi de mon intervention.
Je l’ai également choisi car je n’étais pas sûr d’avoir fini l’ouvrage « Seul à l’étranger la première fois » que nous venons de publier chez Amazon sous le pseudonyme collectif d’Amy Shulter.
Une langue commune en 40 heures ?
J’ai présenté l’offre « Espéranto et Entreprise » de la société Linguaforce pour donner une langue commune à vos usines en 8 heures de cours durant 5 jours. Et bien plus qu’une langue, il s’agit de leur donner une expérience commune, une manière de vivre la réciprocité. A ma grande surprise, l’espéranto a suscité un intérêt certain. J’ai à peine eu le temps de manger entre deux conversations liées à la facilité de l’espéranto ou le développement du bilinguisme précoce chez les enfants. La question la plus fréquente est assez logique :
« Pourquoi l’espéranto est-il plus rapide à apprendre que les autres langues ? »
J’ai bien évidemment apporté une réponse même si j’avais axé mes supports de communication sur les soutiens apportés à langue, avec des ouvrages édités chez l’Harmattan ou Assimil, des plaquettes du port autonome de Strasbourg ou du château du Haut-Koenigsbourg. J’avais un peu négligé l’aspect linguistique de la chose et je me suis trouvé un peu démuni. Le succès du stand Espéranto a dépassé mes attentes.
FAPICS, un moyen de sortir du cadre
Pour beaucoup, la présence de l’espéranto a du paraître complètement inattendue bien qu’elle ne fût pas la seule dans ce cas. En fait, les thèmes traités durant la journée ont montré de nombreux liens avec l’idée d’une langue construite qui respecte les identités et les cultures. Parmi ces interventions, j’ai choisi de faire un focus sur deux d’entre elles.
Les histoires à propos de Jack Welch
Piet van Abeelen, qui a travaillé 28 ans chez General Electric, dont 9 ans au comité exécutif et en relations directes avec Jack Welch, a raconté quelques histoires pour illustrer sa manière de diriger un groupe de 300 000 personnes. Je ne suis pas sûr d’avoir absolument tout compris car j’ai plus l’habitude de l’accent britannique. Je serai curieux de savoir d’ailleurs ce que la majorité de l’auditoire a perçu, juste pour illustrer le défi des langues de manière concrète. Hors de leur jargon supply chain, les professionnels de la supply chain comprennent-ils les histoires d’un américain qui parle sans notes ?
Jack Welch devait également être un drôle de penseur hors du cadre. GE était devenue un monstre d’organisation hiérarchique et bureaucratique dans des proportions que même l’administration n’atteint pas. Le comité exécutif s’appuyait sur 28 niveaux hiérarchiques supplémentaires. Welch voulait faire prendre conscience des travers de toutes ces couches à ses vice-présidents. Lors d’une réunion du comité, tenue en hivers dans le massachussets par un froid glacial, il leur a demandé de tomber la veste et la chemise pour revêtir 29 T-shirts préparés à leur intention. 29 T-shirts chacun. Puis tout le monde est sorti au grand air. Ils ont ainsi pu constater qu’on ne sent absolument pas ce qui se passe à l’extérieur lorsqu’on est protégé par 29 niveaux hiérarchiques !
Le chainon manquant, le jeu
La seconde expérience s’intitule également le chainon manquant mais ne semble pas avoir de rapport avec le livre de Caroline Mondon.
Il s’agit d’un jeu qui nous était proposé en soirée. Un jeu de plateau avec cartes, journaux, jetons mais pas de dé. L’aspect stochastique est gérée par des ipad. Les joueurs de chaque table se passent un ipad et le programme se charge de calculer ce qui dépend du hasard . Je suppose qu’il conserve ainsi des statistiques bien précieuse pour savoir ce qui s’est passé dans chaque équipe. Le principe du jeu est simple et compréhensible par tous mais je ne vais pas dévoiler d’élément qui gâteraient votre première partie. La surprise ne fonctionnerait plus.
Le thème est une mission d’urgence de collecte d’éléments dispersés sur la planète pour décoder un gène, celui du chainon manquant qui doit rendre à l’humanité la capacité à respirer sous l’eau. Et pour cause, le changement climatique engendre une montée des eaux inéluctable qui submerge tous les sites inscrits au patrimoine de l’unesco durant la session de jeu.
Quelle équipe arrivera à collecter et décoder l’information en premier pour sauver l’humanité ?
Qui fournira la plus grande contribution à l’humanité ?
Le temps presse, l’eau monte et va bientôt submerger l’essentiel des terres émergées. Un très bon jeu pour tester les capacités d’organisation de vos équipes en deux heures d’une manière qu’ils ne sont pas prêts d’oublier, et qui permet de faire participer plusieurs centaines de personnes.
Si le jeu le chainon manquant vous intéresse, contactez Yohann Elhadad.
Dites moi dans les commentaires ce que vous pensez de l’espéranto dans votre environnement.
Le stand espéranto du congrès Fapics 2012 a marqué les esprits par le succès qu’il a remporté et les membres de Fapics espèrent une suite à l’offre d’apprentissage pour PME. Il m’a donné l’impulsion nécessaire pour proposer au co-auteur américain du Chainon manquant (The missing link donc)de laisser les passages sur l’espéranto, écrits par Cyrille, intacts alors que j’imaginais les lecteurs américains peu sensibles à l’importance du concept d’une langue universelle qui ne serait pas l’anglais. A ma grande satisfaction, mon co-auteur a trouvé au contraire l’idée formidable et est heureux de contribuer à faire connaître l’espéranto. Les passages de Cyrille seront donc traduits « tels que ». Bravo.
Mes compliments pour votre travail au faveur d’une solution linguistique par l’Esperanto que j’ai enseigner pendant beaucoup d’annees. Je vous souhaite du succes!
Cordialement.
Merci pour ce commentaire qui fait plaisir. Si l’aspect linguistique vous intéresse, je traite du bilinguisme et des langues plutôt dans mon blog personnel.
Bien cordialement,